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Gumbo musical (de 1945 à nos jours)

New Orleans Door crédit creativ common Antonio Arrigo

(Photo certains droits réservés Creativ Common Antonio Arrigo)

Sommaire :

 

"Le gombo, aussi appelé gumbo (anglicisme), est un ragoût ou une soupe originaire de la Louisiane française au cours du XVIIIe siècle. Il se compose principalement d'un bouillon fortement aromatisé, de viandes ou de crustacés, d'un épaississant et de légumes ...il combine des ingrédients des pratiques culinaires de plusieurs cultures, dont la France, l'Espagne, l'Allemagne, l'Afrique de l'Ouest et les Choctaws."(wikipedia)

Ce qui est vrai pour la cuisine créole, l'est aussi pour la musique dans la cité du croissant : diversité et générosité des saveurs musicales ! La Nouvelle-Orléans est connu comme étant l'un des berceaux majeurs du jazz et comme le lieu de naissance d'un style de Rhythm & Blues original qui a contribué à la naissance du rock'n'roll, de la soul et du reggae.

Mais l’histoire musicale de la ville ne doit pas être résumée à ces deux moments où elle a joué un rôle de premier plan dans la culture américaine. Même lorsqu'elle ne semble plus être au diapason des goûts du reste de l'Amérique noire, la scène musicale de la Cité du Croissant reste florissante.

Elle parvient à conserver son originalité, sa richesse et sa créativité au travers d'institutions culturelles viscéralement populaires: des défilés du mardi-gras dont les Indiens de Mardi gras sont un des composant les plus original, les fanfares de rue et leur second line dont le style a été profondément révolutionné dans les années 80-90 (cf Dirty Dozen Brass Band), la forte tradition gospel... à ces traditions musicales vivaces il faut ajouter des nouveaux venus : un style original de hip-hop (bounce) et en provenance des bayous environnants une scène Cajun/Zydeco dynamique ...

Les institutions musicales de la ville

Couverture du livre Freddi Williams Evans. Congo SquareFreddi Williams Evans. Congo Square : Racines africaines de la Nouvelle-Orléans. La Tour Verte, 2012.

"Si la Nouvelle-Orléans est la ville natale du blues et du jazz, Congo Square en est à l’évidence le berceau. Sur cette place située à l’arrière de la capitale de la Louisiane, les esclaves africains prirent l’habitude de se réunir pour chanter, danser, faire du commerce et prier dès le XVIIIe siècle. C’est ce lieu mythique de la culture afro-américaine, où naquirent rythmes, musiques et chorégraphies à l’origine de l’inspiration de nombreux artistes et courants musicaux américains actuels, dont l’auteur retrace, au terme de patientes recherches, deux cent cinquante ans d’histoire, liée à celle d’un peuple qui sut préserver son identité culturelle malgré des conditions de vie extrêmement difficiles.

Devenu de nos jours symbole de la résistance et de la permanence d’une culture venue d’Afrique noire et des Caraïbes, Congo Square est à l’origine de prestigieux festivals de jazz. Le livre a été unanimement salué par la presse à sa sortie aux États-Unis.
"

 

Jazz Funarals


C’est une tradition typiquement néo-orléanaise plongeant des racines dans des coutumes d’Afrique de l’ouest : le cercueil du défunt est promené dans les rues jusqu’au cimetière accompagnée par une fanfare. Elle est précédé par le Grand Marshall revêtu d’une redingote, cravate et chapeau melon. Il porte l’écharpe aux couleurs de la fanfare et tient en mains une large ombrelle tout en marchant lentement, en esquissant des pas qui indiquent la cadence. *
A quelques pas vient la fanfare remier rang les trombones et le sousaphone (sorte de contrebasse à vent !) suivis par les saxophones et clarinette, puis viennent les trompettes, la caisse claire et la grosse caisse fermant la marche.
Suivent leurs parents, amis et voisins qui sur le chemin du retour " agitent les mouchoirs qui ont essuyé leurs larmes, brandissent leurs ombrelles, et dansent pour honorer la mémoire de celui qui vient de les quitter " _cf livret accompagnant le coffret de CD « _MODERN BRASS BANDS FIRST & SECOND LINE IN NEW ORLEANS 1990-2005 » rédigé par Jean Buzelin )..
Celles-ci se font aux rythmes des percussions jouées par les participants de ces second lines.

Mardi Gras Indians


Plus qu'une institution du carnaval, les tribus d'Indien de Mardi Gras jouent un rôle social important dans leur quartier.

Apparus à la fin du 19ième siècle, Indiens de Mardi gras défilent lors du carnaval et le dimanche le plus proche de la saint-Joseph (19 mars) avec des costumes inspirés des tenues cérémonielles amérindiennes. Ils seraient apparu suite à la visite Buffalo Bill à La Nouvelle-Orléans dans les années 1880 : son spectacle ayant mis alors l'Ouest sauvage à la mode. Le métissage entre afro-américains et amérindiens, de plus, _a une longue histoire dans les états du sud. " _La tradition veut que les minorités de Louisiane, les Amérindiens et les Afro-Américains se retrouvaient pour contourner la ségrégation raciale existante à cette époque là."

La première tribu constituée fut The Creole Wild West Tribe. Chaque année, ses membres _défilaient vêtus de leur costumes élaborés faits de plumes, de perles parlant et chantant dans une langue inventée inspirée de celles des amérindiens au rythmes de leurs percussions._

De nos jours ils existent 38 tribus qui comptent entre une demi-douzaine à plusieurs dizaines de membres.

" En général, chaque indien fait son propre costume, assisté par la famille et les amis, à coudre perles et plumes de travail. Un costume de chef peut peser jusqu'à 70 kg et le coût de certains costumes peut avoisiner les 5 000 dollars. Traditionnellement un nouveau costume est nécessaire chaque année. " (wikipédia France)

Les rythmes de la second line et des Mardi Gras Indians_constituent l’élément de base du funk de la Cité au croissant.


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