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Sommes-nous seuls dans l’univers ?

 Sommaire :

 

Où sont-ils ?

 image of a hypothetical ocean planet with a terrestrial atmosphere and two satellites. cc Lucianomendez L'année dernière pour la 7 ième édition de science en fiction, nous nous étions intéressés aux exoplanètes. Depuis la découverte en 1989 (confirmé en 1995) de la première planète extrasolaire, plusieurs milliers ont été jusqu'à aujourd'hui détectés. La Voie Lactée contiendrait donc  un nombre considérable de planètes, au moins autant que d'étoiles. Il est fort probable que parmi celles-ci  existe une proportion non négligeable de mondes telluriques ( planètes composées essentiellement d’éléments solides).

(image  CC BY 4.0 Lucianomendez, hypothétique planète océan à 2 satellites)

La vrai surprise est que la configuration système de notre système solaire est loin d'être la norme : selon Jean Duprat " ... l'ensemble des exoplanètes forme une véritable zoologie de systèmes très différents ".

Par ESO/M. Kornmesser — <a href=Néanmoins certaines seraient  susceptibles d'accueillir la vie car l'eau pourrait y être présente sous forme liquide. On se base, faute de mieux, sur des critères propre à la vie terrestre ... Les potentielles candidates pour héberger des formes de vie sont situées dans la zone d’habitabilité (ZH) de leur étoile, ce sont les planètes boucles d'or :

- ni trop près de cette dernière car il fait trop chaud et donc pas d'eau liquide, de plus les très hautes températures sont destructrices pour les molécules carbonées complexes ;

(image : Proxima b  par ESO/M. Kornmesser — https://www.eso.org/public/images/eso1629a/, CC BY 4.0,)

-ni trop loin, sinon il fait trop froid et l'eau n'est présente que sous forme de glace, les possibilités d'activité chimique entre molécules carbonés y demeurent très réduites.

La probabilité de l’existence d'autres mondes habitables est loin d'être nulle. La liste des exoterres potentiellement habitables s'allonge régulièrement. En 2014, des chercheurs estimaient que 100 millions de planètes seraient habitables dans notre galaxie.

L’émergence de la vie sur notre terre étant intimement liée à la présence d'une atmosphère modifié par le développement même de la vie, " la détection des composés moléculaires présents dans l’atmosphère des exoplanètes " est un enjeu majeur. La présence d'oxygène est une des bio-signatures les plus importantes : une concentration importante en oxygène, en vapeur d'eau et en dioxyde de carbone suggèrerait fortement la vie.

La mise en orbite de satellites largement dédiés à l'observation d'atmosphère des exoplanètes nous permettra de mieux identifier les planètes extrasolaires susceptibles d’accueillir la vie. On peut penser que leur nombre est sûrement relativement élevé mais pour le moment moins connue ...

Le paradoxe de Fermi

On peut se demander, à l'instar du grand physicien Fermi (père de la première réaction en chaine nucléaire et prix Nobel),   si le nombre de civilisations extraterrestres en mesure de nous visiter est grande, comment se fait-il que nous n’ayons pas déjà reçu leur visite ou au moins perçu un signe de celles-ci ?

On peut alors envisager plusieurs solutions à ce fameux paradoxe :

- Sommes nous seuls ou l’hypothèse du gagnant au  loto : la probabilité permettant que se produise l'une, au moins, des étapes  permettant l’apparition  d'une civilisation technologique est infime. Si il est fort probable que des formes élémentaires de vie existent, l'incertitude est grande quant à l'apparition pluricellulaire et encore plus en ce qui concerne des formes de vie intelligentes. Mais une espèce à l'intelligence limitée, là encore en se basant sur l'histoire de la terre, n'accède pas à la technologie, en tout cas à un niveau technologique suffisant pour entreprendre des voyages interstellaires ou émettre des signaux intelligibles dans l'espace.

" Nous serions ce joueur de Loto qui n'a qu'une chance sur plus de dix-neuf milliards de gagner le gros lot, et qui pourtant gagne. " (Mathieu Angelou in Où sont-ils ? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi. CNRS édition, 2017)

- Nous ne sommes pas seuls et nous avons déjà été visités

- Nous ne sommes pas seuls mais personne n'a réussi à communiquer : On n'est pas encore capable d'écouter très loin or les distances sont gigantesques et de plus les signaux d'extraterrestres doivent être reconnus comme tels et interprétés.

Enfin, on peut penser  les civilisations dites  intelligentes extraterrestres sont, à l’instar de leurs homologues terriennes, instables. Elles se seraient effondrées  avant d'avoir pu réaliser leur velléité d'exploration interstellaire en dissipant extrêmement rapidement leurs ressources.. Ne sommes nous pas nous-même en train de dilapider celles dont nous disposons ?

 

Les quatre scientifiques  auteurs du très bon livre Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi édité par le   CNRS , font le tour de ces questions chacun selon sa spécialité :

- Jean Duprat y dresse le cadre astrophysique;

- Roland Lehoucq traite du problème des communications interstellaires;

- Alexandre Delaigue analyse  l'histoire économique de notre civilisation, de la question de la pérennité d’éventuelles civilisations technologiques et de la cause de leurs effondrements;

- Gabriel Chardin physicien s'occupent de la synthèse.

Pour compléter ou introduire la lecture de cet ouvrage passionnant, 2 podcasts avec pour invités des auteurs du livre:

- La Tête au carré du lundi 4 septembre 2017 par Mathieu Vidard avec Alexandre Delaigue et Roland Lehoucq

 

- Toujours à propos du même livre mais avec cette fois ci deux autres de ses auteurs Gabriel Chardin, physicien, président du Comité des Très grandes infrastructures de recherche au CNRS et Jean Duprat, astrophysicien

 

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